• S'entrainer pour les verticales ou les courses d'escaliers

  • Comment se préparer pour une course d'escaliers ou verticale ?

    La préparation pour cette couse est très particulière, il est très dur de s’entrainer sur un escalier aussi long. Pour s’entrainer pour la Tour Eiffel, par exemple, ce n’est pas une obligation de trouver des tours, ou des immeubles avec des étages. On peut aussi s’entrainer à l’extérieur sur des escaliers droits. La cours d’escaliers, c’est vraiment contre-intuitif, pour le coureur ce n’est pas naturel. Monter, c’est dur. Tout simplement.

     

    Quand on est sur le plat, on arrive à gérer notre allure. Là, à chaque étage, on ne sait pas où on va. Beaucoup de coureurs n’aiment pas les escaliers mais j’avoue que ceux qui aiment les courses d’escaliers ont un état d’esprit un peu différent. Ils aiment sûrement un peu l’aventure à intensité max. C’est pas la même aventure que dans l’ultra-trail, où on cherche plutôt la gestion d’effort sur le long terme avec des facteurs humains, des facteurs environnementaux, des facteurs d’aventure et de danger qui sont différents. Là, sur les courses verticales, on est vraiment dans un effort max. Où on est obligés de puiser les ressources à l’intérieur. On n’a pas la possibilité de les puiser à l’extérieur. C’est ça qui m’attire simplement dans les courses d’escaliers.

    S'entrainer pour la verticale de la Tour Eiffel.

    La verticale de la Tour Eiffel, c’est marrant, parce que c’est une des courses du World Tour Series, qui est la seule à s’effectuer en extérieur. D’habitude, c’est dans l’Empire Stat Building, ou Dubaï ou Shanghai, c’est des verticales à l’intérieur. Où on a un effet un peu assumant, peut-être même claustrophobique pour certains. Là, sur la verticale de la Tour Eiffel, c’est plutôt la notion du vide, la notion de l’aérien. La notion du vent, du froid, de l’humidité, et ça demande une concentration qui est complètement différente de séances d’escaliers qu’on peut faire en temps normal. Et donc pour des coureurs qui sont habitués à un travail performant, de chrono, et à la seconde près, là il y a une part d’inconnu à laquelle on n’est pas habitués.

    Pourquoi s'essayer à la course d'escaliers ?

    Tous ceux qui ont dans l’idée, un jour, d’être sélectionnés, il faut le faire ça en vaut la peine, et qu’avant, ils s’offrent ou s’imposent un petit deux mois d’escaliers et de musculation d’escaliers, qui leur donnera le goût et le sang dans la bouche.

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