• S'entrainer pour courir un semi-marathon

  • Courir un semi-marathon :

    On ne vient pas au semi-marathon par hasard.  

     

    Si l'on commence naturellement par courir 10 km, -c'est un compte rond, alléchant, chiffre symboliquement parlant pour tous… parce que depuis que l'homme est homme, nous avons dix doigts…-,
     

    si l'on fait naturellement le pas de commencer par un 10 km, -une compétition aux mensurations abordables…-,
     

    ou si l'on se lance trop souvent sur son premier marathon par défi, donc par ignorance ou inconscience ;-) ;
     

    Il est très rare de se lancer pour une première compétition sur un semi-marathon.

     

    On ne vient au semi-marathon que dans un second temps, après mûre réflexion, celle de comprendre que :

    • par manque de « vitesse » sur 10 km, on peut quasiment tenir le semi à la même allure tellement on est bridé… par manque d'entraînement de fractionné.
    • à défaut de commencer à suivre un vrai plan d'entraînement, commencer à planifier à minima en espérant éviter d'aller droit dans le mur du marathon.

    Le semi-marathon est avant tout une étape, très rarement un objectif.

    Se lancer sur un semi, c'est comme lancer un semi dans un sillon : celui de la progression de celui auquel on croît.
     

    Joggeur,
    Runneur,
    Finisher,
    Coureur à pied,
    Compétiteur,
    Compétitif,
    Athlète,
    Haut-niveau ;
     

    Tous, chacun à leur niveau, peuvent « grandir » grâce à la course à pied… mais pas sans entraînement ;-) S'entraîner, c'est décider de planter une graine malgré tout, même s'il elle ne porte pas de fruit de suite (la première année).

     

    Du passage au pas sage :

    • soit le passant qui passe… en courant ;
    • soit le coureur qui court, mais pas sans entraînement.

    Le passage intermédiaire par le semi-marathon parle de lui-même :

    • soit, en prolongement du 10 km, on court un semi-marathon, mais l'on n'est toujours pas prêt à plus de sérieux dans son approche de la course à pieds ;
    • soit, en préparation (ou par défaut, en anticipation) pour un marathon, on se teste avant sur un semi-marathon.

    Aborder la distance semi-marathon dénote d'une certaine présence d'esprit, voire d'un entourage averti, pour basculer du bon côté… de la force de s'entraîner et ne plus « juste courir pour juste courir ».

    Avec le semi-marathon, c'est la loi du « tout ou rien »

    Faire « un semi », c'est ne plus faire les choses à moitié.

     

    « Le commencement est la moitié de tout » (Polybe) ; ne pas s'arrêter en si bon chemin !
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    Ne pas s'arrêter sur la moitié du verre (plein ou vide) au risque de perdre tout élan pour le remplir complètement.
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    Courir n'est que la moitié de la réussite d'un objectif. S'entraîner fait tout le reste.
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    Le semi n'est plus une épreuve de demi-fond, mais de fond… où le fond de la question est de savoir si l'on est prêt à se donner plus à fond dans la course à pied !
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    La performance, à savoir la réussite suite à un sérieux engagement et entraînement, mène à la moitié du chemin qui tend à la perfection. Faire à moitié, c'est passer la moitié de sa vie à essayer de progresser davantage que l'autre moitié qui nous a fait tout perdre.

     

    « Il faut croire qu'il est vrai que toute la seconde moitié de la vie humaine n'est faite (que d’ordinaire…) que des habitudes contractées pendant la première. » (Fiodor M. Dostoïevsky)

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    « L'Homme emploie la première moitié de sa vie à faire des sottises et la seconde à tâcher de les réparer. » (Sarah Newton)

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    « Être assez intelligent, c'est n'être pas assez intelligent précisément. D'ailleurs, être à moitié quoi que ce soit est inutile ; car c'est toujours l'autre moitié qui fait défaut. » (Sacha Guitry)

     

     

    L'Homme n'use de son potentiel, comme un borgne de ses lunettes : qu'à moitié.

    L'Homme s'use à ne faire les choses qu'à moitié.
    Régression oblige…
     

    La société de « l'apparat » contribue à cette usure, et "pas qu'à moitié !" :

    • Voiler la moitié des « choses » pour attiser l'envie de consommation.
    •  N'insinuer qu'à moitié et n'affirmer que la moitié pour être cru entièrement.
    • « Aux yeux des gens dont nous partageons les opinions, nos vices diminuent de moitié et nos vertus croissent du double. » (Jules Petit-Senn)
    • « Ce qu'on dit à l'être à qui on dit tout, n'est pas la moitié de ce qu'on lui cache. » (Marie Joséphine de Suin)
    • « Les «réalistes» en politique sont ceux qui omettent la moitié des réalités. » (Juilien Benda)
    • « Un menteur habile ne propose jamais une vérité monolithique, qui sentira toujours trop la confection ; il compose plutôt un ensemble de petits détails qui, isolément, ne prouvent rien mais qui, par leur dissémination même, provoquent une impression de vraisemblance. » (Stéphane Audeguy)

    Même s'il ne faut croire « que la moitié du bien qu'on nous dit de nous-mêmes et du mal qu'on nous dit des autres » (Jules Petit-Senn) ;
    Même si « Dieu nous a donné deux oreilles et une seule bouche pour nous conseiller de ne dire que la moitié de ce que nous entendons » (Proverbe persan) ;
    Même s'il est bon pour sa santé de passer la moitié de notre vie dans un lit ;
    Même si l'on ne passe que la moitié de notre vie active à travailler…
    Ce n'est pas pour autant qu'il ne faut rien faire de l'autre moitié !

     

    Par exemple :

    • ne plus être un travailleur en sortant des statistiques de l'emploi/chômage,
    • ne plus être actif en entrant dans celles des retraites,
    • ne veut pas dire ne plus être acteur de sa vie, dans et pour la société !

    « C'est faute de s'écouter de près (donc faute de travail sur soi) que, chez la plupart des hommes, la seconde moitié de la vie se perd et manque son vrai sens en même temps que son dernier bonheur. » (Charles Augustin Sainte-Beuve)
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    « Je me sens fait moitié d'où je viens, moitié d'où je veux aller. » (Maurice Chapelan)
     

    Tendre vers l'autre moitié.
    Tendre vers notre seconde moitié… de devenir entier, unique.
    Tendre sans attendre vers notre tendre moitié : devenir enfin soi-m'aime.

     

    « Combats avec toutes tes forces, n'espère qu'avec la moitié. » (Anne Barratin)

    Qui néglige l'entraînement lors d'un semi-marathon part à moitié perdant

    Ceux qui négligent le semi-marathon perdent en fond… dans les distances de fond.

    Pour la personne qui s'engage dans le long et laborieux chemin de l'entraînement, la joie (émotion) ne s'approche jamais tant du bonheur (état d'être) qu'à la suite d'une réussite ;
    joie de la performance (personnelle) doublée du sentiment du travail bien fait autant que du ressenti des bienfaits bien mérités (bonheur) de l'entraînement.

    Seules de longues années d'entraînement permettent d'intégrer cette réalité où la qualité prime sur la quantité :
     

    « Qui a dix lieues à faire doit compter neuf pour la moitié. »
    (Proverbes chinois)

    C'est seulement en ce sens de toujours plus de qualité (primant sur la quantité) que la seconde moitié se court avec la tête.
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    Quand on n'a pas de tête, compenser avec ses jambes.
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    Ce n'est pas parce que l'on a des jambes que l'on n'a pas de tête.
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    Si l'on court une compétition "tout dans le tête", c'est parce qu'il ne nous reste plus rien dans les jambes… par manque de préparation… de n'avoir jamais eu la tête à l'entraînement…
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    Ces sont souvent les personnes qui se font un point d'honneur à ne pas abandonner en compétition
    qui sautent, repoussent et procrastinent le plus d'entraînement spécifique le reste de l'année.
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    Lors d'une course, si l'entraînement a été bon, la tête n'est plus qu'un plus (bonus).
    Qui plus est, quand le corps ne peut plus, même avec la tête qui tente de pouvoir un peu plus,
    pas grand chose de plus à attendre du corps qui ne fera la différence…
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    Si "c'est dans la tête", c'est n'est justement que dans la seconde moitié de la seconde moitié… d'un effort (autant physique que psychique) où, en dernier ressort, le fort (autant physique que psychique) ressort… gagnant.
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    Le marathon (42,195 km) ne commence-t-il pas à partir du mur du 30ème km ?
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    « La deuxième moitié du marathon (42,195 km) ne commence qu'au 30ème km. » (Mo Farah)

    Seule la moitié du peloton des grands marathons a déjà couru un semi-marathon…
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    La moyenne peut s'offrir ce luxe d'être dans la suffisance… de se suffire de ne pas en faire plus… que de faire les choses à moitié.
    La moyenne se paye même l'ivresse/stress de se lancer, sans peur et sans reproche, dans une compétition sans réel entraînement.

    « Peu importe le flacon, pourvu qu'on ait l'ivresse. »
    Peu importe les moyens, l'important est le contentement d'avoir la moyenne et d'être dans la moyenne.

    Moyenne qui s'allie à la norme.
    Moyenne qui (se) pense et agit au-dessus de ses moyens pour vouloir s'allier à la norme.
    Norme qui perd ses moyens si elle s'allie à la moyenne.
    Moyenne qui s'allie à la norme, la salit.
    Norme qui s'allie à la moyenne se salit.

    « Sottise complète est plus tolérable que demi-sottise. » (Proverbe arabe)
    Semi-marathon couru à fond vaut mieux que marathon à moitié couru.

    Se donner les moyens de ne plus se suffire de la moyenne.
    Se donner les moyens de ne plus se suffire d'être moyen.
    Se donner les moyens de ne pas être une demi-portion.
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    Se donner les moyens de courir un semi-marathon, voire de devenir semi-marathoniens,
    sans pour autant être un demi-marathon-moins-que-rien.

    La moyenne ne fait que des compromis.
    La moyenne ne fait des compromis… que des compromissions.

    « La règle d'or du travail [intellectuel] peut se traduire ainsi :
    Ne tolère ni de demi-travail ni de demi-repos.
    Donne-toi tout entier ou détends-toi absolument.
    Qu'il n'y ait jamais en toi de mélange des genres ! » (Jean Guitton)

    S'entraîner, c’est se créer soi-même les hauts et les bas… pour augmenter sa moyenne, son fond, sa base… et éviter toujours mieux les hauts et les bas que le « chaos »tidien nous impose.

    Rien d'énorme ne se fait sans sortir des normes.
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    La norme qui succombe à la moyenne tombe dans le nor-mal.
    La norme qui ne sombre pas dans la moyenne reste ouverte à l'énorme.

    Tous les œufs dans le même panier !
    Ne pas nier l'entraînement dans la course à pied.
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    « On ne fait pas d'omelette sans casser des œufs » !
    Ainsi, « tous les œufs ne font plus qu'un, dans la même omelette. » (Eugène Ionesco)
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    Une fois le juste milieu trouvé, agir sans demi-mesure !
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    « Bien savoir et bien faire une seule chose procure un plus haut développement que d’en faire à demi une centaine. » (Goethe)
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    Impossible d'atteindre un plus haut développement sans être bien entraîné, sans avoir un bon entraînement, sans suivre un bon entraîneur.
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    On ne fait pas de poussins sans casser des œufs.
    De la vie ou de l’œuf : de l'un né l'autre.
    L’œuf, c'est la vie :
    - Toutes pressions de vie intérieure éclosent les œufs. C'est de l'expression !
    - Toutes pressions de vie extérieure explosent les œufs. Drôle d'impression…
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    « Si la pierre tombe sur l’œuf, malheur à l’œuf. Si l’œuf tombe sur la pierre, malheur à l’œuf. » (Proverbe chinois)

    « L’œuf a l'air d'être en marbre avant d'être cassé ! »
    (Edmond Rostand)

    « L’œuf ne danse pas avec la pierre. »
    (Proverbe africain)
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    L'entraînement en course à pied est avant tout un travail de l'intérieur.
    De l'entraînement jusqu'à la compétition, de l'entraînement à la compétition, le travail est intérieur.
    Pas d'engagement profond dans un entraînement sérieux qui ne s'impose de soi-même… à soi-même.
    Là est la base, le secret même, de toute motivation qui donne longue vie aux projets qui mènent aux plus grandes réalisations.
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    « Le devoir de l’entraînement est plus léger qu'une plume et plus lourd qu'une montagne. » (Proverbe japonais)
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    « Courir pour courir pour le plaisir », sans s'entraîner, demeure un travail d'intérieur qu'un travail de l'intérieur.
    Même si « courir pour courir pour le plaisir » fait un premier ménage dans notre relation corps / esprit et notre rapport à la santé, il ne fait pas bon ménage avec tout nos aménagements de conscience que notre société « de consommation de confort » et d’assistanat technologique occasionne.
    S'entraîner pour couper court à la prison dans laquelle nous enferment nos habitudes et nos croyances :
    « Nous prisons mieux et plus l’œuf qu'on nous refuse que le bœuf qu'on nous donne. »
    (Jules Petit-Senn)

    Prison d'une vision à court terme :
    « Un œuf aujourd'hui vaut mieux qu'un poulet pour demain. » (Proverbe français)
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    Qui vole un œuf vole un bœuf.
    Qui manque un entraînement manque une compétition.
    Rien de neuf… contre l'abattement (l'abattoir?) d'une défaite que l'on n'a pas volée…
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    Planifier une compétition sans l'entraînement qui va avec… ; c'est courir comme un bœuf…
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    « Le bœuf mange la paille, et la souris le blé. » (Proverbes chinois)
    S'entraîner pour ne plus être accablé par le mauvais sort / score.
    L'entraînement est de la qualité de course à l'état pur. Souris à la vie en allant t'entraîner !
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    Courir pour le plaisir.
    S'entraîner pour çourire de plaisir !

    « Courir pour courir pour le plaisir »
    ou
    S'entraîner pour courir un semi sans remords et sans remorque ;-) ?


     

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