• S'entraîner pour moins de 4h15 au marathon

    Courir moins de 4h15 au marathon, c'est flirter avec la barrière psychologique des 10km/h (4h13'10).

  • Le marathon est une course d'attente et de patience.

    Les coureurs attirés par cette barrière psychologique des 10 km/h sont en général un peu plus prudents et raisonnés que ceux attirés par les sirènes de la barrière symbolique des 4h00

    Par définition, si l'on veut être capable d'endurer une allure de course (marathon par exemple), il est plus que recommandé -il est même nécessaire, voire vital ;-)- d'être "facile" au moins la première moitié de cette course (le semi-marathon par exemple).

    « Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage. » (Jean de la Fontaine)
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    « Lorsque tu as entrepris quelque chose, prends patience. » (Proverbe arabe)

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    « Plus l'entreprise est grande, plus la patience détrône la force. » (Proverbe japonais)

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    « La patience, c'est comme le chocolat... On n'en a jamais assez ! » (Proverbe… suisse sûrement ;-)

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    « L'affamé a la patience de faire bouillir, mais pas celle de laisser refroidir. » (Proverbe scandinave)

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    « Patience ! Avec le temps, l'herbe devient du lait. » (Proverbe chinois)

     

    L'impatient court à sa perte.

    La patience peut nous faire faire des erreurs, la précipitation peut nous faire tout perdre.

     

    Le marathon, l'école de la patience :

    Terminer un marathon, comme la patience, il faut le vouloir ;-)

     

    On ne meurt que d'impatience.

    On ne meurt jamais avec un peu de patience supplémentaire.

     

    « La patience ne connaît pas le temps. » (Proverbe sénégalais)

    « N'oublie pas que les deux guerriers les plus puissants sont la patience et le temps. » (Léon Tolstoï)

     

    La prudence de ne pas partir vite en début de course ;

    La patience de ne pas accélérer avant les premiers signes de difficulté d'effort ;

    La tempérance de réguler au mieux l'allure en fonction des variations de difficultés de parcours et de configurations de course ;

    L'endurance de maintenir le juste rythme de la façon la plus stable possible tous les kms durant,

    La persévérance de relancer dans le creux et le dur de l'effort, en limitant malgré tout les à-coups.

    La tolérance de tout donner, même si cela fait déjà (très) « mal », dans le « money time » et le sprint final.

     

    La patience commence quand la persévérance baisse.

    La persévérance commence quand l'endurance baisse.

     

    La tolérance commence quand la tempérance baisse face aux personnes qui font acte de trop ou de pas assez de prudence.

     

    « Plus le champ de la pensée s'élargit, plus la patience et la tolérance augmentent. » (Ostad Elahi)

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    « La patience rend tolérable ce qu'on ne peut empêcher » (Horace) :

    le travail sur soi de mieux supporter l'attente de ce qui nous est promis… si l'on travaille à faire ce qu'il y a à faire pour atteindre cette terre promise…

     

    Se lancer dans un marathon, c'est se donner le temps autant que la nécessité de développer sa patience… dès que l'endurance, la persévérance et la tolérance viennent à manquer.

     

    Une paire de baskets aux pied d'une personne ne serait-elle pas la preuve de sa patience ?

    En tout cas, la patience est une longue course dont la victoire (sur soi) est le prix.

     

    Être tout entier porté par le but donne la patience de l'atteindre.

     

    « La patience finit par rendre tout homme maître. » (proverbe italien)

     

    "J'ai attendu pendant des années que ma vie change.

    Maintenant, grâce à l'entraînement, j'ai compris que c'était elle qui attendait que moi je change."

     

    En course à pied, on est sûr au moins que la patience n'est pas une forme mineure de désespoir… déguisé en vertu, si développée chez ceux qui manquent de courage ou de force, ou ceux qui par lâcheté ou malhonnêteté préfèrent rester dans l'immobilisme.

     

    On reconnaît la force d'humilité d'un homme dans sa capacité d'élévation, et sa capacité d'élévation dans sa patience dans l'adversité.

     

    L'entraînement développe une sagesse se déployant dans la capacité à endurer les épreuves avec un patience égale à ses propres forces physiques.

     

    L'endurance,

    ce courage de chaque instant,

    encore et encore… un km… après l'autre.

     

    Le courage d'avancer. La patience de ne pas s'arrêter en cours de course.

     

    Le public de coureur visant moins de 4h15 au marathon n'est étonnamment pas forcément un public moins fort que ceux qui veulent franchir le cap symbolique des 4h00. Il s'agit plus d'un public dont l'approche du marathon est plus calculée et rationnelle.

     

    La patience rend fou les talentueux et fait vivre les laborieux.

     

    Le talentueux ne trouvera pas fou de se lancer à l'assaut des 4h00 au marathon. Sa frustration et son mécontentement en cas d'échec sera en revanche d'autant plus grand.

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    Le laborieux quant à lui, par principe de précaution, demandera à son entourage qu'on le rattrape au lasso, comme une camisole de force, pour l'empêcher de succomber à la tentation des 4h00.

    A-t-il si peur de l'échec… pour autant calculer un objectif qu'il préférera viser moins haut ?

    N'aurait-il pas pu également calculer un entraînement commençant plus tôt, avec une fréquence par semaine plus grande, accompagnée d'un kilométrage plus grand ?…

     

    Rien ne sert de calculer à la baisse ses objectifs si l'on s'entraîne à point !

    La plus belle preuve de patience est de s'entraîner, avec constance et sur le long terme, à point !

     

    « Le mécontentement ne vient pas avec l'échec, qui incite à la patience, mais avec le succès qui rend exigeant. » (André Frossard)

     

    Si le public de coureur en moins de 4h15 n'est pas forcément moins fort que le public attiré par la barrière symbolique des 4h00, c'est qu'il est en quelque sorte moins « fonceur » également.

     

    Le « fonceur » attiré par les moins de 4h00 se voit animé par une motivation qui « a ses raisons que la raison ne s'explique pas ».

    Le marathonien de 4h15 reste quant à lui plus « mesuré ». Ce dernier sait que ce qui est premier, c'est le résultat, et même que « c'est le résultat qui compte ».

     

    Bien que l'on puisse être passionné par le marathon, quel que soit son niveau / chrono au marathon, le coureur « fonceur » aborde plus la course selon une approche de type « passionné » alors que le coureur plus « mesuré » l'aborde selon une approche de type « amateur ».

     

    Le passionné aime.

    Le passionné aime sans compter.

    Le passionné aime sans compter au point qu'il a à cœur de courir encore et en-corps sans compter… que sur son souffle, son cœur et ses jambes.

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    « L’amour se nourrit de patience autant que de désir. » (Amin Maalouf)

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    « À qui Dieu donne une femme, il lui donne aussi la patience. » (Proverbe allemand)

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    « Un bon cœur penche vers l'indulgence, un cœur étroit ne dépasse pas la patience. » (Proverbe mongol)

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    « On a besoin de patience avec tout le monde, mais particulièrement avec soi-même. » (Saint François De Sales)

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    Pour que la patience poussée à bout ne se transforme en fureur, Dieu peut donner l'envie à tout un chacun de courir un marathon ;-)

     

    L'amateur, par définition, aime… mais il n'aime que « toute raison gardée ».

    L'amateur aime, mais juste assez pour ne pas encore « ne pas compter ».

    L'amateur, contrairement au passionné, ne court pas sans compter.

    L'amateur demeure dans le calcul. Calcul des calories autant que des heures de course et des km de déplacement pour une compétition…, soit une course plus par intérêt où justement « c'est l'intention qui compte », à savoir calcule ;-)

    Le passionné quant à lui ne compte… que sur la planification de son entraînement, tout au plus.

     

    L'avantage que le marathonien amateur (visant les 10km/h de moyenne) a sur le marathonien passionné (tenté par les moins de 4h00), est que son approche prudente augmente sa chance, « la chance du débutant »… de traverser l'épreuve sans que « le mur » ne soit un passage obligé, une fatalité ;-)

    Pour le passionné, « c'est quitte ou double » ; alors que l'amateur double ses chances d'avoir un résultat honorable, quitte à ce qu'il soit moins révélateur de son réel niveau.

     

    Si « La patience édifie, l'impatience renverse » (Proverbe danois), la patience vient à bout de tous les murs… même ceux du marathon.

     

    Contrairement aux idées reçues, le plaisir en course à pied est proportionnel à ton entraînement.

    Courir pour le plaisir, oui. Mais encore faut-il en arriver à cette étape :

    ce que l'on n'apprends pas par la voie de la sagesse, on finit par l'apprendre quand même… tant bien plus (par le) mal que (par le) bien…

     

    Le marathon permet de prendre son mal en patience, le temps de développer sa patience

    a patience, si bien entraînée par et pour la course à pied, est la voie royale de développement des ses forces au travers des obstacles, des difficultés, des maux.

     

     

    Rien de tel que le marathon pour comprendre comment « la souffrance transige avec la patience » (Proverbe français).


     

    « La patience est un remède universel à tous les maux. » (Proverbe nigérian)

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    « Le découragement est beaucoup plus douloureux que la patience. » (Proverbe persan)

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    « La patience adoucit les plus cruelles blessures. » (Proverbe polonais)

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    « La patience est amère, mais elle devient douce avec le temps. » (Proverbe libyen)

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    « La patience commence avec des larmes, et, à la fin, sourit. » (Ramon Llull)

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    « La patience est une médecine de la vie. » (Proverbe allemand)

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    « La patience et quelques cris, sont les meilleurs remèdes. » (Proverbe allemand)

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    « La patience est le bouclier de l'âme. » (Proverbe autrichien)

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    « La patience est la plus grande des prières. » (Bouddha)

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    « Mais il faut que la patience accomplisse parfaitement son œuvre, afin que vous soyez parfaits et accomplis, sans faillir en rien. » (Acte des apôtres, Jacques 1:4)

     

    Le marathon est de plus en plus envisagé, par un nombre toujours plus grand de passionnés, comme une méditation en mouvement.

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