• Courir 10 km ou courir un 10 km ?

    Courir 10 km ne demande pas d'entraînement. Cela peut être une simple sortie course à allure jogg, un simple « run ». En revanche, courir un 10 km, une compétition, nous met vite dos au mur, face à notre attitude vis-à-vis de l'intensité de course et la qualité d'entraînement. Autrement dit, c'est sur la distance abordable du 10 km que l'on aborde le plus facilement la question de l'intensité d'effort et que l'on peut commencer à s'entraîner en commençant par cette distance.

    Comment se préparer avant de courir un 10 km ? Commence préparé avant de courir un 10 km ?

     

    Courir un 10 km nous rappelle à la réalité de la course à pied :

    • plus la distance est accessible,
    • plus la vitesse à laquelle l'on ressent les bonnes sensations est élevée…
    • et plus il faut s'entraîner pour ressentir le plaisir d'avoir réussit son effort, sa course.

    Le 10 km est autant une distance de base, qu'une distance référence.

    • distance de base, parce que distance intermédiaire à toute autre distance plus longue.
    • distance de référence, parce que point de jonction, d'estimation et de comparaison de son niveau sur les distances supérieures.

    Lors d'un jogg, courir 10 km à endurance fondamentale (allure « cool ») est fondamentalement la base de la course. Mais à quoi sert une base sur laquelle on n'ajoute pas d’entraînement ?

    L'entraînement est aux fondements, à la base, de la réussite de ses objectifs.

    Pour progresser, s'entraîner.

    Pour s'entraîner, élever ses fondamentaux.

     

    Pour s'entraîner, élever ses fondamentaux… est fondamental :

    • Nombre d'entraînements par semaine.
    • Mieux vaut courir deux fois plus, deux fois moins ; que courir deux fois moins, deux fois plus.

    Ex : mieux vaut courir 4 fois 1h que 2 fois 2h.

    • Nombre de séances de fractionné et de stimulations de qualité par semaine.
    • Varier les allures et élargir le spectre de ses allures entre son allure minimal et maximale.

    Ex : varier les allures au bon moment et dans le bon ordre, au sein d'un même entraînement comme au sein de l'enchaînement des entraînements dans la semaine.

    • Rapport temps/vitesse de la sortie longue hebdomadaire.
    • Une sortie longue n'a de sens que si elle est proportionnée à la distance de l'objectif cible et au volume de course hebdomadaire.

     

    Ex : toute proportion gardée, le but est de toujours garder une vitesse moyenne hebdomadaire la plus élevée possible.

    Quand « rien ne va plus », revenir au plus fondamental des fondamentaux : l'endurance fondamentale.

    L'endurance fondamentale se court à allure à laquelle il est possible de tenir une discussion tout du long. Est-ce pour cela que le grand public de coureurs n'effectue que des successions de joggs, sans jamais faire d'entraînement spécifique, succession de joggs toujours à même allure, allure si proche de l'endurance fondamentale ?

     

    Reste plus qu'à espérer qui si rien ne va plus dans leur vie, il ne s'agit que des moyens que le grand public de coureurs se donnent pour courir vers leurs objectifs ;-)

     

    Revenir aux fondamentaux régulièrement est sage. « Y rester » ne l'est plus.

    Repasser par les fondamentaux, comme autant d’étapes intermédiaires et nécessaires pour aller de l'avant, progresser, grandir dans sa pratique.

     

    Si l'endurance fondamentale est à la base de l'entraînement, au sens de perfectionnement,

    elle ne ne doit pas être celle sur laquelle s'appuie, voire se cache, notre propension naturelle au moindre effort.

    Une des bases de l'entraînement : dépasser fondamentalement la « suffisance » :

     

    • Faire une compétition sans entraînement, comme un espoir d'être parfait…
    • S'entraîner pour ne plus se suffire du moindre effort.
    • S'entraîner pour ne plus être dans la suffisance… de regarder de haut même ce qui est au-dessus, surtout quand on n'est pas prêt à déployer les efforts nécessaires pour l'atteindre.

    « Les plus intolérables des inégalités ne sont-elles pas

    celles dont on ne profite pas ? » (Georges Elgozy)

     

    Deux pratiques fondamentales de la course à pied :

    • l'une nous aide à comprendre notre corps et comment développer l'esprit nécessaire à le faire progresser ;
    • l'autre nous aide à oublier.

    Courir pour oublier.

    Courir et oublier de s'entraîner.

    Ne pas aimer le 10 km, c'est préférer oublier l'entraînement (-de- la qualité) qui, plus que tout autre distance sur route, s'impose.

    Avant le réconfort, l'effort.

    Avant de finir une course, courir… tout du long.

    Avant la compétition, l'entraînement !

    Oui, l'entraînement c'est dur.

    Mais plus c'est dur, plus c'est sûr et pure !

     

    Dans la course à l’allongement des distances (« plus c'est long, plus c'est bon. »), course à la consommation et surenchère de km que le monde du trail a spécialement initié, il est toujours surprenant d’entendre un ultra-runner / ultra-traileur oser avouer :

    "je n’aime pas le 10 km, c’est trop dur !"

     

    Et oui, la tentation du toujours plus -toujours plus de km, toujours plus de dénivelé, quitte à marcher s'il le faut- a pris le dessus sur l’essence même de la course à pied qu'est : courir !

     

    Le 10 km :

    • distance la plus courue.
    • distance la plus courue, car la plus courte.
    • distance la plus courue, car la plus courte et la moins marchée.
    • distance la plus courue, mais de loin pas la plus appréciée, car la plus intense, la plus rapide, soit :
      • la distance la plus ingrate en matière de reconnaissance socialePas assez longue pour impressionner quiconque.
      • Trop rapide pour se trouver satisfait de son effort, encore moins de sa performance.

    Alors, es-tu prêt(e) à courir 10 km ou à courir un 10 km ?

     

    • Courir 10 km :

    Oh secours, un 10 km !

     

    • Accepter de s'entraîner :

    Ose et court un 10 km.

    All Posts
    ×